Espace Professionnels de santé

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Il s’inscrit dans le projet AGIR-PARK, opération de mécénat du laboratoire Teva.

Quels sont les troubles les plus fréquemment retrouvés ?


De façon générale il semble que les fonctions instrumentales de type gnosies, praxies, langage et calcul soient préservées. Par contre plusieurs domaines cognitifs sont fréquemment rapportés comme étant altérés dans la littérature. Il constituerait ce que nous pourrions qualifier de profil FeVAViM.

Fonctions exécutives (Fe)

Ces troubles sont en lien avec le déficit des boucles fronto sous corticales engendrant par un phénomène de diachisis des éléments dysexécutifs. D’après plusieurs auteurs (dont Dujardin et al., 2007) on constate généralement :

  • … des difficultés de planification : du fait d’une diminution d’utilisation des stratégies d’organisation la planification serait possible mais plus difficile et plus coûteuse. Ces difficultés seraient liées à un fort terrain apathique.
  • … une sensibilité à l’interférence pouvant être liéeau ralentissement moteur et à un faible niveau d’éducation (Weintraub et al., 2005).
  • … des difficultés de flexibilité
  • … des difficultés de coordination en situation de  double tâche.

Visuo spatial (V)

Les données concernant les capacités visuo spatiales sont discordantes.  Les patients Parkinsoniens semblent être moins performants que les sujets sains et l’interprétation de cet échec peut par contre être multifactorielle. Se pose en effet la question sur les activités proposées :

  • … de l’impact du ralentissement moteur ?
  • … des troubles attentionnels ?
  • … des troubles perceptifs précoces ? (Mahieux et Fénelon, 2006 ; Dujardin et Defebvre, 2007).

Attentions (A)

La vigilance, l’alerte, les capacités d’attention soutenue seraient préservées.

L’attention focalisée et l’attention divisée seraient par contre déficitaires et ce dès le début de la maladie (Dujardin et al., 2007). Enfin, les fonctions attentionnelles visuospatiales apparaissent déficitaires (Rodriguez-Ferreiro et al., 2010).

Vitesse de traitement de l’information (Vi)

Un ralentissement psycho moteur caractérise la MP même si la distinction entre le ralentissement idéatoire et le ralentissement moteur puisse être parfois difficile.  L’allongement des temps de prises de décision, présent précocement dans la maladie, s’aggraverait progressivement (Dujardin et al., 2007).

Mémoires (M)

Mémoire de travail : Celle-ci peut être déficitaire du fait de difficultés d’allocation stratégique des ressources attentionnelles au niveau de l’administrateur central. De plus la manipulation d’informations spatiales serait également difficile. Ces résultats restent toutefois fluctuants. (Dujardin et al., 2007 ; Mahieux et Fénélon, 2006).

Mémoire épisodique : L’existence d’un déficit exécutif entraîne une altération de la mémoire à long terme du fait de difficultés de récupération spontanée (Rodriguez-Ferreiro et al., 2010). Un manque de stratégie d’encodage ainsi que des difficultés de recherche autonome en mémoire seraient observés (Mahieux et Fénélon, 2006 ; Dujardin et al., 2007). Les processus de stockage, de consolidation seraient satisfaisants.

Mémoire procédurale : Les patients seraient moins performants et plus lents dans ces épreuves à composante motrice importante.